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Les Escales Musicales d’Evian 2012

mercredi 16 mai 2012 par La rédaction
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Laurence Dale
©Taco van der Werf

Pour leur douzième édition, les Escales Musicales d’Evian se tiendront du 25 au 27 mai, toujours dans la sublime salle de la Grange au Lac, à l’acoustique quasi parfaite, entièrement construite en pin et cèdre rouge et sise dans le Parc des hôtels Royal et Hermitage. La manifestation lémanique prendra un nouvel élan cette année avec la création de sa propre phalange : l’Evian Festival Orchestra qui sera constitué d’instrumentistes issus du monde entier, spécialement auditionnés pour créer cette nouvelle formation qui aura par la suite vocation à se produire hors de son port d’attache - espérons dans de grandes salles européennes !



Les splendeurs vénitiennes de Gabrieli

mardi 15 mai 2012 par Jean-Charles Jobart
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© Patrice Nin

Il est heureux, que pour commémorer le quadruple centenaire de la mort de Giovanni Gabrieli, Les Sacqueboutiers, A Sei Voci, Scandicus et le Chœur du Capitole se soient associés sous la direction de Jean-Pierre Canihac, pour faire revivre la splendeur des grandes cérémonies d’une Venise au comble de sa puissance et de ses fastes. La reconstitution de la musique du couronnement en 1595 du 89e doge, Marino Grimani, en est une illustration parfaite, permettant de démontrer que Gabrieli constitue un chaînon essentiel de l’évolution musicale du style Renaissance à la nouvelle expressivité baroque. Dès la fanfare introductive, improvisée sur une basse de Cesare Bendinelli, le ton est donné : l’ensemble des chanteurs et le reste des Sacqueboutiers entrent en procession à travers la nef de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse : la solennité et la beauté s’unissent pour un soir.



Carmen au Théâtre de Bâle

vendredi 11 mai 2012 par Emmanuel Andrieu
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DR

Quelques jours après qu’elle eût reçu le Prix Franco Abbiati de la meilleure production lyrique de l’année, nous avions la chance d’assister à une représentation de la Carmen à laquelle était dévolue la prestigieuse récompense, non pas au Liceu de Barcelone - où la production a d’abord vu le jour en octobre 2010 - mais au Théâtre de Bâle. Revue et corrigée par le trublion catalan Calixto Bieito, cette Carmen valait certes le détour pour sa proposition scénique décapante du chef d’œuvre de Bizet, mais également pour la magnifique chanteuse-actrice qui incarnait le rôle-titre : Tanja Ariane Baumgartner.



Emmanuel Pahud et Dima Slobodeniouk à l’OPMC

vendredi 11 mai 2012 par Christian Lorandin
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Dima Slobodeniouk
© Marco Borggreve

Chargée d’histoire, écrin privilégié pour les musiciens et le public, la Salle Garnier attirait un public nombreux et élégant pour un prestigieux concert au programme certes atypique, mais totalement enthousiasmant, donné par Emmanuel Pahud, Dima Slobodeniouk, étoile montante de la direction et l’éblouissant Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.



Madama Butterfly à l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne

lundi 7 mai 2012 par Emmanuel Andrieu
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© Cyrille Cauvet

C’est avec un enthousiasme mérité qu’a été accueillie à Saint-Etienne cette magnifique production de Madama Butterfly, signée Alain Garichot et créée à Tours en 2001. Economie de moyens, éclairages superbes, gestuelle épurée portée par des chanteurs excellents, direction musicale fougueuse et passionnée : ainsi pourrait-on résumer ce spectacle d’un niveau et d’une homogénéité rares.



In absentia Franz Kafka : Mikhaïl Rudy et The Quay Brothers

lundi 7 mai 2012 par Thomas Rigail
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Mikhaïl Rudy
DR

Si la première partie de ce récital de Mikhaïl Rudy déroulait traditionnellement quelques pièces de Liszt dont la Sonate en si mineur, la deuxième partie proposait une sélection de pièces de Leoš Janácek accompagnées par la projection d’un film d’une demi-heure réalisé pour l’occasion par les cinéastes américains et frères jumeaux Stephen et Timothy Quay. Poussées par la désaffection du public pour la musique pure et par cette post-modernité de l’art qui goûte les trajectoires, les mises en perspective et autres convergences, et ne peut penser la création en-dehors de l’histoire érigée en figure cuistre et paternaliste et de son frétillant compagnon le musée, de telles propositions investissent de plus en plus le concert, le plus souvent pour combler des carences dans l’approche de l’un ou l’autre des arts réunis pour l’occasion. Ici, et contrairement à d’autres, l’art des Frères Quay, fait de lentes brumes et de scintillements nébuleux, offre un réel espace de, disons-le, convergence potentielle pour un projet qui, à défaut de donner, ne volerait rien ni à la musique, ni au cinéma. Une fois n’est pas coutume, nous serons donc là pour l’œil et non pas pour l’oreille.



Don Carlo à l’Opernhaus de Zürich

vendredi 4 mai 2012 par Emmanuel Andrieu
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Vesselina Kasarova, Eboli ; Anja Harteros, Elisabeth ; Massimo Cavalletti, Posa
© Suzanne Schwiertz

Un mois tout juste après son triomphe à Munich dans le rôle, Anja Harteros chantait à nouveau l’Elisabeth du Don Carlo de Verdi à l’Opéra de Zürich, dans une nouvelle production confiée au metteur en scène « chouchou » de la vénérable institution suisse : Sven-Eric Bechtolf. Si la soprano allemande s’y est révélée tout aussi magistrale, autant vocalement que scéniquement, on a dû en revanche déchanter quant au reste de la distribution, bien inférieure à celle réunie dans la capitale de la Bavière.



Immortelle Madame Butterfly au Capitole de Toulouse

mardi 1er mai 2012 par Jean-Charles Jobart
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Hui He, Cio-Cio-San ; Lou Tardy, L’Enfant
© David Herrero

Il est des soirées à l’opéra qui demeurent inoubliables : la représentation de Madame Butterfly à la Halle aux Grains de Toulouse en fut, sans le moindre doute. Le public toulousain a pu entendre, en l’interprétation de la soprano Hui Hé, à l’évidence, l’une des meilleures Madame Butterfly au monde.



Cavalleria rusticana et I Pagliacci à l’Opéra de Paris

vendredi 27 avril 2012 par Karine Boulanger
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Violeta Urmana, Santuzza
© Opéra national de Paris/ Mirco Magliocca

Quelle étrange idée que de déplacer le prologue d’I Pagliacci en tête du spectacle, et donc avant l’ouverture de Cavalleria rusticana qui ouvrait la soirée ! Cavalleria rusticana entrait au répertoire de l’Opéra (même s’il fut joué à l’Opéra Comique du temps de la réunion des deux maisons), tandis qu’I Pagliacci retrouvait la scène parisienne après de longues éclipses depuis sa création à Garnier en 1902. L’Opéra de Paris a décidé de grouper les deux œuvres emblématiques du vérisme italien en se conformant à une tradition scellée de longue date par toutes les scènes, mais a eu l’idée de renforcer ce rapprochement en déplaçant le prologue de l’opéra de Leoncavallo en tête du spectacle, comme pour former un écrin commun aux deux œuvres. Pourtant, les deux pièces ne partagent que le fait d’être considérées comme le fer de lance du vérisme et sont de caractère très différent.



Le Docteur Miracle à l’Opéra-Théâtre d’Avignon

vendredi 27 avril 2012 par Emmanuel Andrieu

En plus des cinq titres qui constituent sa saison lyrique 2011-2012, l’Opéra-Théâtre d’Avignon affichait, pour une représentation unique, le rarissime Docteur Miracle de Georges Bizet, avec un quatuor de jeunes chanteurs français tous très prometteur. En première partie, le magnifique (et inexplicablement rare) Festin de l’Araignée - musique de ballet composée en 1912 par Albert Roussel - a également ravi l’auditoire provençal.




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