Articles les plus récents


Articles les plus récents


Julie ou Boesmans le bienveillant

lundi 8 février 2010 par Théo Bélaud
JPEG - 32 ko
© Gérard Bezard

On aura peine à parler de Julie comme de... Julie, chef d’œuvre de notre temps qu’il convient de présenter, défendre et promouvoir, sans doute encore deux décennies. En ce sens que le coup de maitre réalisé en 2005 par Philippe Boesmans nous apparait déjà comme un classique, et ce moins en regard du statut qu’il a acquis depuis (quoique) que de la familiarité avec laquelle on le redécouvre après seulement une ou deux auditions - voir la critique de sa parution en DVD par Vincent Haegele. Mais il y a peut-être à cela même une explication, qui serait que Julie, dans l’orgie sauvage d’acculturation du monde moderne, ne sonne pas comme une complaisance névrotique finalement confortable, à l’exemple de tant d’autres créations artistiques actuelles. Mais, par la musique elle-même et c’est bien là l’important, comme un geste humain de pitié pour nous qui y vivons.



L’anti-leçon de musique d’Alan Gilbert

lundi 8 février 2010 par Thomas Rigail
JPEG - 80 ko
© Salle Pleyel

Le New York Philharmonic et son nouveau chef, arrivé en fanfare avec une saison qui mise sur la modernité : voilà de quoi titrer « un grand moment de musique ». Et oui, Alan Gilbert donnait ce soir une leçon de musique, mais une leçon en négatif : voici ce qu’il ne faut pas faire en matière de direction d’orchestre ; voici ce que ces œuvres ne sont pas ; voici comment on transforme n’importe quelle grande musique en petite chose indolente, inoffensive et soporifique - et même quand chez Berg, on frappe de grands coups avec un gros marteau, ce n’est que dans les vapeurs cervicales d’un homme qui se rêve grand chef quand le peuple dort paisiblement. Et la question, évidemment, se pose : mais qu’a donc bien pu faire le New York Philharmonic pour mériter un chef aussi insignifiant ?



Orchestre National de Lille : La Symphonie n°1 de Mahler par Michael Stern

lundi 8 février 2010 par Richard Letawe
JPEG - 17 ko
Michael Stern
DR

Quelques semaines après l’excellent concert conçu autour de l’Arbre des Songes de Dutilleux, Michael Stern retrouvait l’Orchestre National de Lille pour un programme Haydn Mahler.



Un King Arthur de haute volée au Théâtre Auditorium de Poitiers

dimanche 7 février 2010 par Hélène Biard
JPEG - 29.9 ko
Joel Suhubiette
DR

Créé en Mai ou Juin 1691, la date précise de la création ne nous est pas parvenue, au Théâtre Dorset Garden de Londres, The King Arthur d’Henry Purcell (1659 1695) n’est pas un opéra au sens propre du terme, mais un semi opéra (les rôles principaux sont tenus par des acteurs et présentés par les personnages secondaires). Cette oeuvre en cinq actes a été composée sur un livret de John Dryden et est considérée comme le chef d’oeuvre dramatique du compositeur anglais. L’ensemble Jacques Moderne, qui vient à Poitiers en voisin (il est basé à Tours), la présente en version concert dans une courte tournée donne la part belle au talent et à la jeunesse. Si l’absence de mise en scène pour une telle œuvre est regrettable, quel grand moment de musique avons nous pourtant vécu, dans un auditorium plein.



Des « Voix étouffées » qui résonnent à pleins poumons

dimanche 7 février 2010 par Thomas Rigail

Le Forum Voix Etouffées a donné une série de concerts de qualité, qui a permis d’entendre des œuvres très rares dans des exécutions souvent bonnes et parfois excellentes, et on en resterait là que ce serait déjà beaucoup. Mais Amaury du Closel avait gardé le meilleur pour la fin : un dernier concert à Paris tout simplement éblouissant.



New York cherche chef désespérément !

vendredi 5 février 2010 par Philippe Houbert
JPEG - 83.9 ko
© Salle Pleyel

En septembre 2008, nos collègues Théo Bélaud et Thomas Rigail s’étaient interrogés sur les qualités d’un New York Philharmonic claironnant et terminaient leur chronique par une comparaison avec d’autres orchestres américains qui proposaient autre chose qu’ « une orgie sonore … mais avec d’autres chefs. » L’orchestre new yorkais étant passé entre temps des mains de Lorin Maazel à celles d’Alan Gilbert, il était plus qu’intéressant de mesurer les éventuels progrès accomplis et si le nouveau chef proposait autre chose que le professionnalisme manquant d’idées de son prédécesseur.



Jonas Kaufmann est Werther à l’Opéra de Paris

mercredi 3 février 2010 par Karine Boulanger
JPEG - 48.5 ko
Jonas Kaufmann (Werther)
© Opéra national de Paris/ Elisa Haberer

Si un chanteur ne fait pas un spectacle à lui seul, la présence d’un interprète exceptionnel peut indéniablement relever le niveau d’une production de grande qualité. L’Opéra de Paris propose, une saison seulement après la venue d’une production munichoise du Werther de Massenet, la reprise d’un spectacle créé en 2004 à Covent Garden. Les deux mises en scène, l’une transposée, l’autre replacée dans son contexte historique accordé au roman de Goethe, sont diamétralement opposées, celle de Jürgen Rose étant entièrement centrée sur le personnage du poète créateur, rêvant un monde idéal et l’accordant à son imaginaire, tandis que celle de Benoît Jacquot se veut plus neutre, plus illustrative.



De l’exil au Klezmer

mercredi 3 février 2010 par Thomas Rigail

Le jeune Ensemble K aborde un répertoire assez rare, celui du trio clarinette, violon, piano, qui le porte naturellement vers la musique du XXème siècle, et s’est fait le défenseur d’un certain nombre de compositeurs qui occupaient la catégorie de « l’art dégénéré » selon les nazis (Krenek, Gál, Weill, Hindemith...). Ils rentrent donc tout naturellement dans la programmation du Forum Voix Etouffées.



Mantovani-Boulez : tout les rassemble

lundi 1er février 2010 par Philippe Houbert
JPEG - 21 ko
Bruno Mantovani
© C. Daguet / Editions Henry Lemoine

Vingt quatre heures après avoir goûté un parfum d’éternité et de perfection avec Chanticleer, les hasards du calendrier musical parisien nous ont maintenu dans cette double atmosphère avec ce concert de l’Ensemble InterContemporain consacré à des œuvres de Bruno Mantovani et Pierre Boulez. Parfaite programmation que celle choisie par le chef Pascal Rophé d’associer Le Sette Chiese et Rituel in memoriam Maderna. On pourrait multiplier les parallèles entre ces compositions.



Quelques souvenirs de la musique juive

lundi 1er février 2010 par Thomas Rigail

A la suite de la partie intitulée « le Judaïsme avant la tourmente » du colloque organisé par le Forum Voix étouffées, ce concert de lieder est consacré à des compositeurs de culture juive. Au-delà de la qualité des œuvres et de leur présentation par la soprano Elsa Lévy et par le pianiste Nicolas Dessenne, ce fut en dépit de sa diversité l’un des programme les plus pertinents du festival dans l’incarnation des questions en jeu dans la recherche autour des musiciens persécutés par les nazis, et par là, malgré l’ambition en apparence réduite des pièces, l’un des concerts les plus intéressants.




Soutenir le magazine


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 198629

Suivre la vie du site fr    ?

Site réalisé avec SPIP 2.0.10 + AHUNTSIC

Creative Commons License