D’après le directeur du Festival de Saint-Riquier, François-Charles Lebettre : « un festivalier dont pouvoir faire un voyage musical de quatre à cinq siècles en l’espace de dix jours ». Avec près de trente concerts répartis sur onze jours, du 09 au 19 juillet, le Festival de Saint Riquier proposera donc encore cette année, pour sa vingt-cinquième édition, une affiche riche et variée, où de nombreux répertoires différents auront leur place. > suite

Le jeune mais déjà prestigieux Quatuor Haas n’aura pas dépareillé dans la saison, comme toujours très relevée, de l’Auditorium du Louvre. Ni ses individualités sur un plan instrumentale, ni son engagement collectif ne souffrent de critiques majeures. Mais, dans les deux quatuors de Janacek, l’excellence de leurs enregistrement n’avait-elle pas placé la barre un peu trop haute pour l’auditeur gourmand ?
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Pour le dernier rendez-vous de son édition 2009, l’Eté musical d’Horrues invitait le Trio Talweg pour un beau et exigeant programme, qui a attiré un public beaucoup plus nombreux que la veille, avec les deux Trios à clavier et le notturno de Schubert. On en attendait beaucoup, eu égard à la belle réputation du jeune Trio Talweg ; malheureusement, le résultat s’est avéré très mitigé.
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Formidable sensation ce samedi 13 juin à la Cité de la Musique lors de la création de Sirènes, gigantesque fresque symphonique pour chœur et orchestre de Luca Francesconi, encore jeune compositeur italien, qui aura su tirer le meilleur parti des techniques les plus avant-gardistes et du lyrisme classique. Un mélange de genres détonnant, une dynamique ébouriffante, des idées qui ne manquent pas d’audace et au final, une formidable explosion de couleurs. De tels événements sont rares et méritent d’être salués comme il se doit. Une victime toutefois à déplorer au cours de cette soirée : Luciano Berio, dont le Coro singulièrement fade et répétitif n’a pas tenu la comparaison avec la pièce de son ancien assistant. Une époque s’est achevée ?
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Après un premier week-end consacré aux duos, l’Eté musical d’Horrues invitait pour ses deux derniers concerts deux trios, dont le premier présentait la formation la plus originale.
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Jeune, Charlotte Bonneton, du haut de ses 22 ans ? Mais c’est l’âge auquel Julia Fischer enregistrait les sonates et partitas. Et Hillary Hahn avait déjà une longue carrière. Les grincheux ajouteront que le cursus ne comporte pas de grands prix majeurs et que la virtuosité n’est pas son point fort. La cause est entendue ? Pas sûr… Ce concert aux Bouffes du Nord, certes inégal, laisse entrevoir des promesses intéressantes. Après tout, cette jeune violoniste (maintenons-le) n’a pas achevé son développement et, si le marché du disque s’en soucie, la musique n’a que faire des phénomènes de foire (comme certaines institutions en fabriquent désormais à la chaîne) ni de l’âge du capitaine.
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Dernier opéra de la saison de l’Opéra de paris, et dernier opéra avec Gérard Mortier à la tête de l’Opéra de Paris, et pas des moindres : un chef d’œuvre méconnu du XXème siècle, Le Roi Roger de Karol Szymanowski. Que pouvaient donc faire Mortier et son équipe ? La réponse s’impose comme une évidence : un dernier crachat à la figure de la musique et du public, une mise en scène qui couvre de honte toute une équipe et qui donne ultimement raison aux nombreux détracteurs du mal aimé directeur de l’Opéra, un spectacle tout simplement insupportable à regarder et à vivre.
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On pouvait avoir des réserves sur l’enregistrement du concerto pour violon de Schumann par Renaud Capuçon, Daniel Harding et le Mahler Chamber Orchestra : tempos trop retenus, ensemble un peu pesant, comme si les interprètes avaient trop pris au pied de la lettre les indications du compositeur (« nicht zu schnellen tempo ») et avaient oublié que, pour sauver cette œuvre imparfaite, il fallait y introduire l’allant d’un Szeryng (avec Dorati). Le concert avec la Staatskapelle de Dresde a apporté un démenti flagrant. Tout ce qui ne fonctionnait pas au disque a pris ici sa place avec une évidence qui donne envie de dire : « c’est bien pour cela que cette musique a été écrite ».
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Après la belle prestation du concert précédent, on ne peut s’empêcher d’être déçu de la qualité de ce dernier rendez-vous de la série « Haydn et ses héritiers ». Globalement l’orchestre semble sortir épuisé de ce marathon au cœur du classicisme. Si le concert précédent avait semblé marquer une étape dans l’interprétation du style classique par l’orchestre, nous avons assisté ce soir à un certain relâchement dans cette progression pourtant bien engagée. > suite

Située à proximité de Liège, la région de Herve et d’Aubel est l’un des plus beaux coins de Belgique, connu pour son apaisant paysage vallonné, parsemé de haies et de vergers, et célèbre pour les produits de son terroir, cidre, salaisons, sirop, fromage, bière,.. Depuis quarante-deux ans, l’Abbaye du Val-Dieu, au cœur de cette région, accueille les Concerts du printemps. Ceux-ci se déroulaient cette année sur cinq soirées, accueillant pour les premières dates les chœurs de Hasselt, le pianiste Eri Le Sage et le Quatuor Fauré. Le concert qui nous occupe ce soir, dédié à la mémoire de Mme Annette Schumacher, était donné par le Quatuor Ebène, avant que le festival se clôture la semaine prochaine par la venue de la Philharmonie des Flandres sous la direction de Philippe Herreweghe dans la Symphonie romantique de Bruckner.
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