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Un agréable programme classique par l’Orchestre d’Auvergne

lundi 6 avril 2009 par Benoît Donnet
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Olga Pasichnyk
© Beata Wielgo

Le concert d’hier soir présentait, aux côtés du célèbre concerto n°21 de Mozart, des airs de concert du même compositeur, deux sinfonia peu connues de Georg Telemann, ainsi que la première composition symphonique de Félix Mendelssohn. Programme agréable, servi par trois interprètes convaincants.

La première partie a débuté sur une lecture vive, rythmiquement très engagée, d’une oeuvre assez anecdotique, la Sinfonia n°1 de Mendelssohn, écrite pour un petit ensemble de cordes alors que le compositeur n’avait que douze ans. Brève, contrastée et spirituelle, elle demeure assez peu originale et ne se dégage pas d’un classicisme dont Mendelssohn a su plus tardivement s’émanciper. On a tout de même profité de l’interprétation intelligente d’Arie van Beek, qui s’engage dans l’entreprise avec conviction et sait mettre en valeur la richesse rythmico-dynamique de cette pièce de jeunesse.

Le « clou » du concert était évidemment le concerto n°21 de Mozart, qu’on ne présente plus, et qui compte parmi les compositions les plus optimistes, les plus lumineuses, les plus faussement naïves aussi de Mozart, avec de ponctuels accents plus sombres. La pianiste Natalya Pasichnyk en a donné une lecture finement ouvragée, accompagnée par un orchestre chantant mais un peu timide dans les tutti, qui n’a guère altéré la qualité d’une prestation remarquable de cantabile et de saveur sonore. Si le deuxième mouvement, que tout le monde attendait, a été l’objet d’un soin particulier, les deux volets extrêmes n’en ont pas moins été interprétés avec une franche et belle poésie.

Après l’entracte, les musiciens ont continué avec un air de concert de Mozart où a pu intervenir la soprano Olga Pasichnyk, dont le vibrato très marqué n’est peut-être pas ce qui convient le mieux à une pièce par ailleurs un peu fade et attendue, « Bella mia fiamma, addo ! » KV528. L’air suivant, « Nehmt meinen Dank » KV383, plus détendu et amusant, nous a plus séduit et la soprano s’y est montrée plus à l’aise, assistée par un orchestre dont les couleurs nous semblent décidément adéquates à la musique de Mozart. Entre les deux airs, une Sinfonia de Telemann nous permet de souligner à quel point le chef sait s’adapter aux exigences d’une lecture baroque authentique, tandis que la deuxième oeuvre du compositeur, très courte et sans doute parodique, avec ses accents démesurément grandiloquents, est une curiosité que nous sommes heureux d’avoir entendu.

Enfin, le concert s’est achevé sur la scène dramatique « Ch’io mi scordi di te » KV505 de Mozart, oeuvre plus tendue que les airs de concert susmentionnés, où la pianiste a rejoint la soprano pour une brillante conclusion, fort appréciée du public clermontois. Une soirée plus riche en lyrisme qu’en curiosités, dont l’intérêt a été réel.

L’orchestre d’Auvergne et Arie Van Beek seront aux Flâneries musicales de Reims le 27 juin prochain.

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- Clermont Ferrand
- Maison de la Culture
- 01 avril 2009
- Félix Mendelssohn (1809-1847), Sinfonia n°1 en ut mineur
- Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Concerto pour piano n°21 en Ut majeur KV467 ; « Bella mia fiamma, addio ! » KV528 ; « Nehmt meinen Dank » KV383 ; Scène dramatique « Ch’io mi scordi di te » KV505
- Georg-Philipp Telemann (1681-1767), Sinfonia spirituosa TWV 44:1 ; Sinfonia en ré majeur TWV anhang 50:1
- Olga Pasichnyk, soprano
- Natalya Pasichnyk, piano
- Orchestre d’Auvergne
- Arie van Beek, direction






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