
Le rocher brille à nouveau des talents conjugués des musiciens du Philharmonique de Monte-Carlo et de son chef. Après un début de saison difficile et malgré une retentissante Symphonie n°11 de Chostakovitch, la saison a eu du mal à s’installer. Mais dans l’ombre impériale de Diaghilev le concert de ce soir a revêtu l’excellence à laquelle Yakov Kreizberg et ses musiciens nous avaient habitués.

L’Orchestre philharmonique de Vienne : le grand luxe, l’assurance d’un beau voyage au milieu des timbres les plus opulents de la société occidentale moderne, issus de plusieurs siècles de savoir-faire ? On pourrait le croire. Las ! Ce soir, autant dans « leur » répertoire, la sixième symphonie de Beethoven, que dans le moins courant Sacre du printemps, le capitaine Maazel et son équipage royal déroulèrent leur partition jusqu’au bout du naufrage.

Comme il y a deux ans, Günther Herbig est venu diriger l’Orchestre Philharmonique de Liège pour deux concerts donnés à une semaine d’intervalle.

Après trois ans d’absence à Paris, l’Orchestre philharmonique de Berlin et son chef, Simon Rattle, ont signé un formidable retour salle Pleyel ce vendredi 26 février. Nous avouons que leur dernière apparition, dans la Symphonie n°2 de Gustav Mahler, nous avait laissé dubitatif, tant à propos de la qualité de l’orchestre qu’à propos d’un style d’interprétation d’une froideur assez désarmante. A l’époque, la presse allemande faisait ses choux gras de quelques rumeurs de dissension entre directions administrative et musicale, et entre musiciens de l’orchestre et chef. Ces désaccords ont tous été niés officiellement mais, à part une Symphonie fantastique digne de figurer dans les meilleures discothèques, nombre d’enregistrements réalisés étaient loin de confirmer le statut mondial des Berliner Philharmoniker.

Après avoir débuté sa saison avec le Tancredi de Rossini, l’Atelier Lyrique de Tourcoing est désormais occupé à la reprise de la trilogie Da Ponte de Mozart dans la production réglée par Pierre Constant.

A force de dire que la connaissance que nous avons de Berlioz doit beaucoup aux citoyens de sa Gracieuse Majesté, de David Cairns à Colin Davis, et que sa musique a été beaucoup mieux servie outre-Manche que dans notre hexagone, il fallait qu’arrive le jour de l’incident « diplomatique ». C’est ce que le bien triste spectacle proposé par l’Opéra-Comique a pu occasionner.

On ne présente plus les Nozze di Figaro, on ne les explique plus. Tout semble y avoir été dit, redit, pensé, retourné. Des acteurs emblématiques (Molé, Saint Val, Dazincourt…) ont définitivement figé les rôles, au point qu’il paraît difficile de réinterpréter la pièce dont on sait la portée politique et morale. On peut l’actualiser, si l’on accepte de faire fi des recommandations des auteurs eux-mêmes, on peut plus ou moins souligner un aspect, mais Le Nozze demeurent sans grandes surprises.

En conclusion d’un cycle de huit concerts consacrés aux « Orientalismes », la chef Susanna Mälkki et l’Ensemble Intercontemporain nous donnaient trois visions très différentes de ce concept à géométrie variable. Un Orient tel qu’un compositeur japonais imagine que les occidentaux peuvent le rêver ; un Orient tel qu’un compositeur occidental le réinvente aujourd’hui mais sur la base d’éléments qui pourraient devenir des clichés ; un Orient passé au double tamis de la traduction de poèmes chinois et d’une réduction instrumentale.

Douze ans après sa création parisienne et deux ans après une première reprise, la production du Don Carlo de Graham Vick revient à Bastille. À défaut de révélations sur le « Grand Opéra » à la Verdi, un spectacle qui vaut surtout par sa puissance visuelle, mais qui peine à animer une des musiques les moins continûment inspirées du maître de Busseto.
C’est la première édition cette année du festival Fondamentales, festival de musique de chambre organisé du 08 au 18 février par l’équipe du label Fondamenta. Peu de monde ce soir salle Gaveau- il est vrai que le froid piquant ne donnait pas envie de sortir- pour le deuxième concert de la série, dont la première partie était consacrée à la musique russe.